vendredi 4 février 2011

Le Masque

Mais quelle idée ai-je eu de me rendre à une soirée masquée. Je ne voyais pas l'intérêt de ne pas savoir qui se trouvait en face de moi. J'étais loin de me douter que j'allais changer d'idée, sauf que je l'ai aperçue.

Ils étaient autour d'elle et je ne comprenais pas pourquoi toute cette attention lui était destinée, jusqu'à ce qu'elle se retourne vers moi. Ses yeux verts étaient entourés par le masque obligatoire, qui était fait d'une plume de paon. Que d'élégance! Elle avait peint sa bouche d'un rouge profond, empreint de sensualité. Ses cheveux roux étaient remontés, laissant voir une nuque au port altier et sa peau couleur de lait.

Subjugué, je me suis avancé, ne voyant plus que la sublime femme devant moi. Ses formes plus que généreuses allaient avec un corps tout aussi voluptueux. Celui-ci appelait à l'amour, au vice. Rien à voir avec ces femmes que j’aimais d'habitude et pourtant, j'étais conquis.

Sans échanger un mot, nous avons dansé. Je la serrais contre moi quand elle a pris mes mains pour les poser sur ses fesses rebondies. Surpris, mais encore plus excité, je la laissai me guider. Au rythme des pas, nous nous sommes éloignés de la piste. J'aurais pu jurer qu'elle avait fait exprès de nous mener dans ce corridor, où les portes étaient tout entrouvertes. Je ne comprenais pas où elle souhaitait en venir et elle du le comprendre dans mon regard interrogateur.

Du bout des doigts, elle poussa contre la première porte et ce que j'ai vu à ce moment-là allait changer le cours de ma soirée. Dans la chambre, un couple s'embrassait langoureusement. La femme était à califourchon sur l'homme, et celui-ci glissait lentement la fermeture éclair de la robe de sa compagne. Son dos maintenant dénudé était magnifique. Sa chute de reins cambrée, comme un appel à la levrette me fit frissonner. Je me tournai vers ma partenaire de danse, encore plus intrigué qu'au départ. Comme seule réponse, elle me prit la main pour que nous allions vers une autre pièce.

La seconde porte était déjà ouverte. D'autres gens semblaient regarder ce qui se passait à l'intérieur. Deux femmes à la peau sombre étaient dans une immense baignoire remplie d'un lait parfumé à la fleur d'oranger. L'une d'elles, avec ses grands cheveux noirs qui recouvraient sa menue poitrine, versait de ce lait sur sa complice, qui se caressait le cou, les épaules et la poitrine. Elles étaient sublimes, en parfaite harmonie. Elles inter changèrent les places, non sans se donner quelques baisers. La première femme s'agenouilla dans la baignoire pour couvrir le ventre de l'autre demoiselle, qui gémissait de plaisir. Elles semblaient luire à la lueur des chandelles qui entouraient la pièce. Le désir montait en moi, mais je n'avais aucune idée de ce qui m'attendait.

J'avais envie de connaître ce que cachaient les autres portes, alors j'ai suivi ma douce rousse. Des cris langoureux s'échappaient de la chambre, nous pouvions les entendre bien avant de voir ce qui se déroulait à l'intérieur. Toujours sous mon masque, je jetai un coup d'œil. Surprise! Une machine à baiser! Une sublime blonde était étendue sur le dos, sur cette table coussinée, les jambes écartées et posées dans des étriers.

Devant elle se trouvait la bête d'acier, sur laquelle trônait un manche affublé d'un gros godemiché noir. La femme criait "encore, ENCORE!!" mais l'opérateur de la machine n'en faisait qu'à sa tête. Du bout des doigts, il se mit à caresser le pubis, puis les grandes lèvres de la femme, qui se trémoussait de plaisir. Un petit coup de langue, puis deux et elle supplia encore. Avec un sourire plus que pervers, il mit la machine en marche. Celle-ci était placée juste à l'entrée du vagin de la blonde, qui reçut le gode juste là où il était attendu. "Plus vite! Plus fort!" criait-elle encore, sous le coup du plaisir. Tournant une roulette, l'opérateur accepta sa demande et le godemiché se fit aller plus vite, encore plus vite. Elle gémissait, semblait presque se plaindre. La tête vers l'arrière, des spasmes dans tous les muscles, elle prenait visiblement son pied! Soudain, elle lâcha un râle d'une profondeur peu commune et éjacula! Je n'en revenais pas! J'étais vraiment excité, je ne savais plus où donner de la tête, puisque visiblement mon cerveau manquait de sang.

Je sentis alors que l'on me tirait par la main. Mince! J'avais oublié ma compagne! Elle m'attira vers la quatrième porte, puis la ferma derrière elle. Je ne posais pas de question, la laissant faire. Elle enleva sa robe, offrant à ma vue son corps sensuel, ses hanches pleines et sa divine poitrine. Je la trouvais magnifique. Elle me poussa contre le lit et passa mes mains dans les barreaux. Avec un foulard de soie, elle les attacha et je me laissai faire, comme si j'avais perdu toute capacité à dire non. Elle défit ses cheveux, qui tombèrent en boucles souples dans son dos. Ils étaient longs presque jusqu'aux fesses. Elle me regarda à travers son masque, puis elle se leva du lit pour aller tirer le rideau. Mais, surprise! Le rideau cachait un mur fait de verre, qui donnait dans la pièce principale. J'étais sur le lit, attaché et j'allais me donner en spectacle avec une inconnue?!

J'allais enfin lui dire que je voulais que cela cesse quand elle se glissa contre moi, défaisant les boutons de ma chemise un à un de ses doigts gracieux. Ses cheveux chatouillaient ma poitrine pendant qu'elle descendait jusqu'à mon pantalon, libérant mon sexe en érection. Sans prendre son souffle, elle le mit dans sa bouche, la chaleur de son haleine me faisant encore plus bander. Ses lèvres étaient douces et habiles. De sa main droite, elle tira doucement vers l'arrière la peau de ma verge, puis avec la gauche, elle entreprit des mouvements en huit. Je ne connaissais pas cette technique, qui me fit plier les orteils et gémir allégrement. Je lui demandai de ralentir et je pensais qu'elle allait m'écouter durant les 5 secondes de répit qu'elle m'offrit, mais je me trompais. Elle se pencha sur moi, prit sa généreuse poitrine entre ses mains, puis glissa mon pénis entre eux. Vigoureusement, elle me masturbait, de plus en plus vite, et la vision de ce fantasme jamais réalisé me donnait encore plus de plaisir.

On aurait dit qu'elle sentait que j'allais jouir, car elle a soudain arrêté son manège pour me regarder. Fixement. Soulevant son bassin, elle vint se coller contre moi. Puisque mes mains étaient liées, elle utilisa la sienne pour m'aguicher en se caressant doucement le clitoris, qui m'indiquait qu'elle était tout aussi excitée que moi. Elle prit un peu de sa mouille sur son doigt et la goûta, se léchant les lèvres. Sans que je ne puisse dire ouf, elle se plaça par-dessus ma verge, puis s'enfonça dessus. Elle était si chaude, si douce, j'avais envie de perdre la tête. On aurait dit que mes sensations étaient décuplées! Elle me chevauchait et je ne pouvais rien faire, mais j'aimais ça! Elle murmurait son plaisir, ses cheveux virevoltant dans son dos. Je n'en pouvais plus, ça devait bien faire 40 minutes que j'étais là, tel un esclave. Mon gland bouillait et les spasmes de l'orgasme étaient tout près. Enfin, elle serra les cuisses, prise d'une vague de plaisir à laquelle j'avais participé sans réellement pouvoir y mettre ma touche. Dieu qu'elle était belle, même sous son masque. Je ne pus me retenir et je vins en elle, déversant enfin ma semence, la remplissant de mon plaisir. C'est à ce moment que je me rendis compte que toute la salle nous observait, avec des hommes et des femmes qui se masturbaient devant le spectacle que nous avions offert.

Elle me détacha, referma le rideau, puis disparue.. Je ne sais pas encore si j'ai réellement vécu tout ça.

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